La réponse courte

Au Canada, l'énergie est fixée par votre province, pas par Ottawa. L'électricité et le gaz relèvent des provinces, alors chacune des 13 provinces et territoires gère son propre marché. Le fait le plus utile au sujet de votre facture est l'endroit où vous vivez, et précisément deux choses : pouvez-vous choisir un fournisseur (1 province le peut, pleinement, et 1 en partie, tandis que 11 ne le peuvent pas), et votre service public est-il une société d'État ou une entreprise à capitaux privés.

Axe 1 · Pouvez-vous choisir ?
Alberta oui, Ontario en partie

Partout ailleurs, l'électricité est un monopole réglementé. « Comparez simplement les fournisseurs » ne veut rien dire pour la plupart des Canadiens.

Axe 2 · À qui appartient-il ?
7 sont des sociétés d'État

Services publics (Hydro-Québec, BC Hydro) ou à capitaux privés (Nova Scotia Power, Maritime Electric). Cela façonne vos tarifs et la politique derrière eux.

L'écart de prix
7,8¢ à ~41¢ /kWh

Le Québec, riche en hydroélectricité, est le moins cher ; les réseaux nordiques au diesel sont les plus chers. Même pays, un écart de cinq fois.

Trouvez d'abord votre province. Utilisez l'explorateur ci-dessous pour voir vos deux axes et un coût d'électricité indicatif, puis suivez le lien vers votre guide provincial complet. Le conseil qui vaut à Calgary est faux à Charlottetown.

La croyance : « comparez et changez pour économiser »

Presque chaque Canadien a intégré l'idée que réduire une facture d'énergie signifie comparer les fournisseurs et passer à un moins cher. C'est le titre d'innombrables articles et l'instinct de presque chaque nouvel arrivant. Le problème : pour la grande majorité des Canadiens, il n'y a aucun fournisseur à changer. Hors de l'Alberta, et dans une mesure limitée de l'Ontario, l'électricité résidentielle est vendue par un seul service public réglementé. Vous ne pouvez pas plus « changer » de compagnie d'électricité à Halifax, Winnipeg ou Charlottetown que vous ne pouvez changer le gouvernement qui gère votre conduite d'eau.

La raison est constitutionnelle. Au Canada, l'électricité et le gaz naturel relèvent des provinces, pas du fédéral. Chaque province a bâti son propre système selon ses propres ressources, et la plupart ont choisi un monopole réglementé, souvent public, plutôt qu'un marché de détail concurrentiel. La bonne question n'est donc pas « quel est le fournisseur le moins cher ? ». C'est « dans quel type de marché suis-je ? ». Répondez à cela, et les vrais leviers, combustible de chauffage, efficacité, remises et outils de facturation, se précisent.

Pourquoi la plupart des conseils énergétiques se trompent sur le Canada

Deux erreurs dominent. La première est de traiter le Canada comme un seul marché. Une grande partie des conseils en ligne est écrite pour, ou importée des, États-Unis et du Royaume-Uni, où la concurrence de détail est répandue. Appliqué à un lecteur canadien, ce cadre « comparez et changez » est tout simplement inapplicable dans onze des treize territoires, et il pousse les gens à chercher des économies qui n'existent pas tout en ignorant celles qui existent.

La seconde est de figer un chiffre qui a depuis changé. L'exemple le plus clair en 2026 est la tarification du carbone : pendant des années, les contenus disaient aux ménages « la taxe carbone ajoute X à votre facture ». Cette affirmation est désormais fausse. Le prix fédéral du carbone pour les consommateurs a été supprimé en 2025, alors répéter l'ancien chiffre désinforme les lecteurs sur leurs coûts réels. Un guide énergétique canadien fiable doit séparer la structure durable (comment le marché est bâti) des chiffres volatils (tarifs, remises, politique carbone) et dater ces derniers avec soin.

Erreur importée
« Comparez les fournisseurs pour économiser »

Vrai en Alberta. En partie vrai en Ontario. Sans objet dans les 11 autres territoires, où un seul service public réglementé dessert tout le monde.

Erreur dépassée
« La taxe carbone ajoute X »

La redevance fédérale sur les combustibles pour les consommateurs a pris fin le 1ᵉʳ avril 2025. Citer l'ancien chiffre par litre ou par facture est désormais inexact pour les ménages.

Les deux axes qui déterminent vraiment votre facture

Retirez le bruit et chaque système provincial se place sur deux axes. Ensemble, ils prédisent à quoi ressemble votre facture, ce que vous pouvez y faire, et même pourquoi les hausses de tarifs déclenchent une tempête politique dans certaines provinces et une discrète demande dans d'autres.

Axe 1 : pouvez-vous choisir votre fournisseur ?

C'est l'axe qui décide si « magasiner » veut dire quelque chose. L'Alberta est la seule province avec une pleine concurrence de détail, ouverte en 1996, pour l'électricité et le gaz naturel : les ménages choisissent un détaillant et un tarif fixe ou variable, ou restent au tarif réglementé de dernier recours. L'Ontario est hybride : des détaillants autorisés existent, mais la vaste majorité des foyers restent au prix fixé par la Commission de l'énergie de l'Ontario et ne choisissent qu'une formule (horaire, par paliers ou ultra-faible la nuit). Partout ailleurs, l'électricité résidentielle est un monopole réglementé. Il n'y a aucune décision de fournisseur à prendre.

Axe 2 : société d'État ou capitaux privés ?

Même parmi les provinces à monopole, la propriété les sépare en deux. La plupart sont des sociétés d'État, propriété de la province : Hydro-Québec, BC Hydro, Manitoba Hydro, SaskPower, Énergie NB et les services publics territoriaux. Leurs surplus reviennent à la province, et leurs causes tarifaires sont des événements politiques. Quelques-unes sont à capitaux privés : Nova Scotia Power (une société d'Emera) et Maritime Electric à l'Île-du-Prince-Édouard (une société de Fortis) sont des entreprises privées exploitant un monopole réglementé, donc leurs profits vont aux actionnaires tandis qu'un organisme (l'Office de l'énergie de la Nouvelle-Écosse, l'IRAC) plafonne les tarifs. L'Ontario et Terre-Neuve occupent un milieu mixte. La propriété explique pourquoi une hausse de tarif ressemble à une trahison dans une province et à un ajustement de routine dans une autre.

Statut actuel · vérifié le 1ᵉʳ avril 2025

Tarification du carbone : ce qui est vrai en ce moment

Le prix fédéral du carbone pour les consommateurs (la redevance sur les combustibles) a été supprimé à compter du 1ᵉʳ avril 2025. Les provinces et territoires ne sont plus tenus d'avoir un prix du carbone pour les consommateurs, et la dernière Remise canadienne sur le carbone a été versée en avril 2025. La tarification du carbone pour l'industrie, qui vise les grands émetteurs et non votre foyer, demeure.

Source : ministère des Finances du Canada, « Removing the consumer carbon price, effective April 1, 2025 » (canada.ca). Le sujet est politiquement actif et pourrait changer de nouveau, alors traitez tout chiffre carbone que vous lisez comme daté.

Un troisième fait structurel traverse les deux axes : la plupart des provinces séparent la fourniture (l'énergie elle-même) de la livraison (les poteaux, fils et conduites). Dans les provinces à monopole, l'organisme fixe les deux. En Alberta, vous pouvez magasiner la fourniture mais jamais la livraison, qui reste un monopole local réglementé. Lire correctement votre facture, c'est savoir quelle partie vous pouvez influencer et laquelle non.

Cartographiez votre province en un clic

Choisissez l'une des 13 provinces et territoires. L'explorateur affiche vos deux axes, votre service public et votre organisme de réglementation, le combustible de chauffage dominant, et un coût d'électricité indicatif selon votre consommation. C'est un outil pédagogique fondé sur des tarifs de référence de 2025, pas une offre.

Les 13 provinces et territoires

L'explorateur de l'énergie canadienne

Choisissez une province ou un territoire. Les deux faits qui déterminent votre facture, à savoir si vous pouvez choisir un fournisseur et qui possède votre service public, se mettent à jour instantanément, avec un coût d'électricité indicatif.

kWh
Pouvez-vous choisir votre fournisseur ?
À qui appartient le service public ?
Service public principal
Organisme de réglementation
La plupart des foyers se chauffent à
Tarif résidentiel typique
Coût d'électricité indicatif

Ce qu'il faut vraiment faire:

Repères tarifaires : Aperçu du marché de la Régie de l'énergie du Canada (nov. 2025). Structure : organismes de réglementation provinciaux. Les tarifs sont des chiffres pédagogiques approximatifs, pas des offres, à vérifier auprès de votre service public.

Données complètes, les 13 territoires
Données complètes, les 13 territoires
Province / territoire Choix du fournisseur Propriété Service public Réglementation Chauffage Tarif (¢/kWh, approx. 2025)
Colombie-Britannique (BC) Non, monopole réglementé Société d'État (public) BC Hydro (et FortisBC dans le sud intérieur) BCUC Gaz naturel et électricité 11.0
Alberta (AB) Oui, plein choix de détail Capitaux privés Détaillants concurrents ; réseaux par ATCO, EPCOR, ENMAX, FortisAlberta AUC Gaz naturel Fixé par le marché / variable
Saskatchewan (SK) Non, monopole réglementé Société d'État (public) SaskPower (électricité), SaskEnergy (gaz naturel) SRRP Gaz naturel 17.0
Manitoba (MB) Non, monopole réglementé Société d'État (public) Manitoba Hydro (électricité et gaz naturel) PUB Gaz naturel et électricité 10.0
Ontario (ON) En partie, formule seulement Mixte (public + privé) Sociétés de distribution locales ; prix par défaut fixé par la CEO OEB Gaz naturel 15.0
Québec (QC) Non, monopole réglementé Société d'État (public) Hydro-Québec Régie Électricité 7.8
Nouveau-Brunswick (NB) Non, monopole réglementé Société d'État (public) Énergie NB EUB Électricité et mazout 14.0
Nouvelle-Écosse (NS) Non, monopole réglementé Capitaux privés Nova Scotia Power (une société d'Emera) NSEB Mazout et électricité 19.1
Île-du-Prince-Édouard (PEI) Non, monopole réglementé Capitaux privés Maritime Electric (une société de Fortis) IRAC Mazout, électricité et thermopompes 17.0
Terre-Neuve-et-Labrador (NL) Non, monopole réglementé Mixte (public + privé) Newfoundland Power (Fortis) et NL Hydro (société d'État) PUB Électricité 14.0
Yukon (YT) Non, monopole réglementé Mixte (public + privé) Yukon Energy (société d'État) et ATCO Electric Yukon (privé) YUB Mazout et bois Parmi les plus élevés (diesel, subventionné)
Territoires du Nord-Ouest (NWT) Non, monopole réglementé Société d'État (public) Société d'énergie des Territoires du Nord-Ouest NWT PUB Mazout Parmi les plus élevés (diesel, subventionné)
Nunavut (NU) Non, monopole réglementé Société d'État (public) Qulliq Energy Corporation URRC Mazout Parmi les plus élevés (diesel, subventionné)

Le tableau complet se trouve dans le widget (ouvrez « Données complètes, les 13 territoires ») et est repris ci-dessous en référence statique pour rester lisible sans script.

Les 13 territoires, une ligne chacun

Une caractérisation en une ligne de chaque province et territoire, d'ouest en est puis vers le nord. Là où un guide provincial complet existe, la carte y mène directement.

Colombie-Britannique (BC)
Aucun choix Société d'État

Une société d'État, BC Hydro, vend presque toute l'électricité, et ses barrages hydroélectriques maintiennent des tarifs parmi les plus bas au Canada. Vous ne pouvez pas changer de fournisseur ; vos leviers sont la consommation et les remises.

Ouvrir le guide Colombie-Britannique ›
Alberta (AB)
Plein choix Capitaux privés

La seule province avec une pleine concurrence de détail pour l'électricité et le gaz naturel (depuis 1996). Vous choisissez réellement un détaillant et un tarif fixe ou variable, ou restez sur le tarif réglementé de dernier recours. Les prix sont fixés par le marché et peuvent varier fortement.

Ouvrir le guide Alberta ›
Saskatchewan (SK)
Aucun choix Société d'État

Deux sociétés d'État dominent : SaskPower pour l'électricité, SaskEnergy pour le gaz. Aucun choix de détaillant, et les tarifs figurent parmi les plus élevés des provinces car la production repose sur le gaz et le charbon plutôt que sur une hydroélectricité abondante.

Ouvrir le guide Saskatchewan ›
Manitoba (MB)
Aucun choix Société d'État

Une seule société d'État, Manitoba Hydro, vend l'électricité et le gaz. Ses barrages hydroélectriques offrent des tarifs parmi les plus bas du pays, et il n'y a aucun fournisseur à changer.

Ouvrir le guide Manitoba ›
Ontario (ON)
Choix limité Mixte

Un modèle hybride. Des détaillants autorisés existent, mais la plupart des ménages restent au prix réglementé par la CEO et choisissent simplement une formule : tarification horaire, par paliers ou ultra-faible la nuit. La vraie décision est la formule, pas le fournisseur.

Ouvrir le guide Ontario ›
Québec (QC)
Aucun choix Société d'État

L'électricité la moins chère au Canada, environ 7,8 cents le kWh, grâce à un vaste parc hydroélectrique public et à un « bloc patrimonial » d'électricité à bas coût protégé. Hydro-Québec est un monopole d'État ; aucun fournisseur à changer, et c'est pourquoi la plupart des foyers se chauffent à l'électricité.

Nouveau-Brunswick (NB)
Aucun choix Société d'État

Énergie NB, une société d'État, est l'unique service d'électricité. Aucun choix de détaillant. Une large part des foyers se chauffent à l'électricité ou au mazout, donc le choix du combustible pèse plus que tout sur la facture d'hiver.

Ouvrir le guide Nouveau-Brunswick ›
Nouvelle-Écosse (NS)
Aucun choix Capitaux privés

Un cas rare : un monopole réglementé mais à capitaux privés. Nova Scotia Power, une société d'Emera, est l'unique service ; aucun fournisseur à changer, mais les profits vont aux actionnaires. Les tarifs sont élevés et la province dépend beaucoup du mazout et de l'électricité, d'où la forte promotion des thermopompes.

Ouvrir le guide Nouvelle-Écosse ›
Île-du-Prince-Édouard (PEI)
Aucun choix Capitaux privés

Un petit monopole à capitaux privés : Maritime Electric, une société de Fortis, réglementée par l'IRAC. Aucun choix de détaillant et aucun réseau de gaz naturel ; les foyers fonctionnent au mazout, à l'électricité et à un parc de thermopompes en forte croissance soutenu par les remises d'efficiencyPEI.

Ouvrir le guide Île-du-Prince-Édouard ›
Terre-Neuve-et-Labrador (NL)
Aucun choix Mixte

Un modèle de propriété partagé : la société d'État NL Hydro produit, et Newfoundland Power, du privé Fortis, distribue à la plupart des foyers. Aucun choix de détaillant. L'hydroélectricité maintient des tarifs modérés et la plupart des foyers se chauffent à l'électricité.

Yukon (YT)
Aucun choix Mixte

Un petit réseau nordique : la société d'État Yukon Energy produit, ATCO Electric Yukon distribue dans une grande partie du territoire. Aucun choix de détaillant. Les coûts sont élevés, en partie compensés par l'aide gouvernementale, et la plupart des foyers se chauffent au mazout ou au bois.

Territoires du Nord-Ouest (NWT)
Aucun choix Société d'État

Parmi les coûts d'électricité les plus élevés au Canada, environ 41 cents le kWh dans certaines communautés, car de nombreux réseaux isolés fonctionnent au diesel. La société d'État SETNO fournit l'électricité ; les tarifs sont fortement subventionnés par le territoire. Aucun choix de détaillant.

Nunavut (NU)
Aucun choix Société d'État

Chaque communauté fonctionne sur son propre réseau au diesel, de sorte que le coût réel de l'électricité est le plus élevé du pays et n'est contenu que par les subventions territoriales. La société d'État Qulliq Energy Corporation est l'unique service. Aucun choix de détaillant, et le chauffage est presque entièrement au mazout.

Ce que cela coûte aux vrais ménages

La carte n'est pas théorique. Les mêmes 1 000 kWh d'électricité qui coûtent à un foyer québécois environ 78 $ par mois en énergie (à environ 7,8 ¢/kWh) coûtent à un foyer néo-écossais environ 191 $ (à environ 19,1 ¢/kWh). Dans tout le pays, la Régie de l'énergie du Canada situe une facture mensuelle tout compris de 1 000 kWh entre environ 83 $ et 375 $ selon la province ou le territoire. L'endroit où vous vivez, et non l'ardeur de votre magasinage, est le facteur dominant.

Prenez trois ménages qui ont tous « essayé d'économiser de la mauvaise façon » :

Le nouvel arrivant en C.-B.

Passe un week-end à chercher un « fournisseur d'électricité moins cher » qui n'existe pas, car BC Hydro est la seule option. La vraie économie, un tarif de palier 1 et une remise pour thermopompe, reste inexploitée.

La famille ontarienne

Signe un contrat de détail à tarif fixe croyant battre le service public, alors que passer du tarif horaire au tarif par paliers ou à l'ultra-faible la nuit, gratuit, aurait mieux collé à sa consommation et économisé davantage.

Le changeur albertain

Bloque un tarif fixe au sommet d'un pic de marché par panique, puis paie au-dessus du tarif variable pendant un an. Dans la seule province où le choix est réel, mal le synchroniser coûte aussi de l'argent.

Dans chaque cas, le ménage a appliqué un instinct générique au lieu de se demander dans quel marché il se trouvait. La famille de l'Île-du-Prince-Édouard, sans réseau de gaz et avec un monopole à capitaux privés, n'a aucun fournisseur ni combustible à magasiner ; son plus grand levier est le passage du mazout à une thermopompe avec les remises d'efficiencyPEI.

Le mécanisme d'initié : bloc patrimonial et redevance globale

Deux mécanismes que la plupart des consommateurs ne voient jamais expliquent pourquoi les provinces bon marché le restent et pourquoi les factures ontariennes se comportent si étrangement. Ils valent la peine d'être connus parce qu'ils sont invisibles sur la facture mais décisifs en elle.

Au Québec, un bloc de production hydroélectrique à bas coût est légalement réservé comme « bloc patrimonial » : une électricité qui doit être vendue d'abord aux Québécois, à un coût historique protégé, avant d'en importer de plus chère. C'est la vraie raison pour laquelle l'électricité québécoise est la moins chère au Canada et pourquoi le chauffage électrique y est la norme : l'électricité bon marché est réservée aux résidents par conception, pas par chance.

En Ontario, le prix affiché par kWh n'est que la moitié de l'histoire. Une seconde charge, la redevance globale (Global Adjustment), couvre l'écart entre le prix du marché et les contrats garantis que l'Ontario a signés avec les producteurs. Elle peut dépasser la ligne d'énergie elle-même, et c'est la raison cachée pour laquelle un tarif « de nuit bon marché » arrive tout de même attaché à une facture importante. La comprendre distingue le lecteur qui choisit la bonne formule de celui que le total laisse perplexe.

À retenir en une ligne

Les provinces bon marché le sont parce que leur hydroélectricité à bas coût est réservée aux résidents par politique ; l'Ontario paraît cher parce qu'une charge que vous ne voyez jamais, la redevance globale, se cache sous le tarif que vous voyez. Ni l'un ni l'autre ne se magasine.

Ce qu'il faut vraiment faire, où que vous viviez

Un ordre d'opérations conscient de la province. Commencez par le haut ; la première étape qui s'applique à votre marché est là où doit aller votre effort.

01
Situez votre marché sur les deux axes

Utilisez l'explorateur ci-dessus. Pouvez-vous choisir un fournisseur, et votre service public est-il public ou à capitaux privés ? Cela seul vous dit si magasiner est même envisageable.

02
En Alberta, comparez les détaillants (et synchronisez bien)

C'est la seule province où comparer tarifs fixes et variables rapporte. L'erreur à éviter est de bloquer un tarif fixe par panique au sommet d'un pic de prix.

03
En Ontario, choisissez la bonne formule, pas un détaillant

Adaptez le tarif horaire, par paliers ou ultra-faible la nuit à votre profil de consommation réel. Pour la plupart des foyers, ce choix réglementé bat la signature d'un contrat de détail.

04
Partout ailleurs, oubliez le changement et visez la consommation

Dans les 11 territoires à monopole, il n'y a aucun fournisseur à changer. Les améliorations d'efficacité, l'étanchéité et un thermostat intelligent sont les leviers qui font bouger la facture.

05
Réglez bien votre combustible de chauffage

Dans presque tout le Canada, la décision de chauffage bat la décision de tarif. Passer du mazout ou des plinthes électriques à une thermopompe en climat froid est souvent la plus grande économie, surtout dans les provinces de l'Atlantique.

06
Empilez les remises, et datez chaque chiffre

Les programmes fédéraux sont livrés par les provinces et s'empilent avec les programmes provinciaux. Les montants et échéances changent vite, alors confirmez les chiffres en vigueur avant de vous engager, et ignorez tout chiffre de taxe carbone écrit avant avril 2025.

Votre province décide le plan ; le plan décide l'économie

Pourquoi c'est important maintenant

La carte énergétique du Canada se redessine en temps réel. Le prix carbone pour les consommateurs a disparu en 2025, les remises pour thermopompes transforment la façon de chauffer dans l'Atlantique, et la demande d'électricité grimpe partout. Dans ce remous, la vérité durable est la plus précieuse : il n'existe pas de marché national de l'énergie à optimiser, seulement le vôtre, provincial. Apprenez ses deux axes, ignorez les conseils conçus pour le pays de quelqu'un d'autre, et mettez votre effort là où il fait vraiment bouger la facture. C'est tout le jeu, et il commence en sachant lequel des treize marchés vous habitez.

Questions fréquentes

Seulement dans certaines provinces. L'Alberta est la seule province avec une pleine concurrence de détail pour l'électricité et le gaz naturel : vous choisissez réellement un détaillant. L'Ontario est un cas partiel : des détaillants autorisés existent, mais la plupart des ménages restent au prix réglementé et choisissent plutôt une formule (horaire, par paliers ou ultra-faible la nuit). Dans toutes les autres provinces et territoires, l'électricité est un monopole réglementé sans fournisseur à changer. Le levier y est votre consommation, votre combustible de chauffage et les remises, pas le magasinage.
Parce que les deux reposent sur de vastes réseaux hydroélectriques publics. Hydro-Québec et Manitoba Hydro produisent une électricité à bas coût à partir de barrages et la revendent à tarif réglementé, d'où un Québec autour de 7,8 ¢/kWh, le plus bas au Canada. Les provinces qui dépendent du gaz, du charbon ou, dans les territoires, du diesel sont bien plus chères, jusqu'à environ 41 ¢/kWh dans certaines parties des Territoires du Nord-Ouest.
Non. Le prix fédéral du carbone pour les consommateurs, la redevance sur les combustibles, a été supprimé à compter du 1ᵉʳ avril 2025, et les provinces et territoires ne sont plus tenus d'avoir un prix du carbone pour les consommateurs. La vieille affirmation selon laquelle « la taxe carbone ajoute X à votre facture » est donc dépassée pour les ménages. La tarification du carbone pour l'industrie, qui vise les grands émetteurs et non votre foyer, demeure. Le sujet est politiquement actif et pourrait changer de nouveau.
Une société d'État (comme Hydro-Québec, BC Hydro, Manitoba Hydro ou SaskPower) appartient au gouvernement provincial, donc tout surplus revient à la province. Un service à capitaux privés (comme Nova Scotia Power, propriété d'Emera, ou Maritime Electric, propriété de Fortis) est une entreprise privée dont les profits vont aux actionnaires. Les deux peuvent être des monopoles réglementés sans concurrence, mais la propriété façonne la manière dont les hausses de tarifs sont débattues, ce qui explique pourquoi les causes tarifaires sont très politiques dans certaines provinces et routinières dans d'autres.
Dans la dizaine de territoires sans choix de détail, les leviers sont : réduire la consommation (améliorations d'efficacité, étanchéité, thermostat intelligent), changer de combustible de chauffage quand cela en vaut la peine (le plus souvent passer du mazout ou des plinthes électriques à une thermopompe), empiler les remises fédérales et provinciales qui financent ces travaux, et choisir le bon outil de facturation (paiements égaux pour lisser les pics d'hiver). Magasiner un fournisseur n'est tout simplement pas une option.